La généalogie du sens

Publié le par Dominique Bauwens

Les signifiés actuels ne sont que des signifiants fossilisés portés par d’autres signifiants plus récents.

Les signifiants ne sont que des résidus de la praxis, des traces laissées par cet agir qui englobe une phénoménologie qui dépasse de loin la perception des 6 sens, le comportement, l’émotion etc. La trace est toujours une réduction de ce phénomène global, c’est pourquoi nous parlons de résidu car la trace ne garde du phénomène que le résiduel, l’anecdotique. Au plus loin on remonte, la trace n’entretenait avec le phénomène qu’une relation métonymique. Alors, cet aspect anecdotique était accepté comme tel et le phénomène conservait tout son mystère. Puis elle s’est voulu représentation du phénomène. Apparaissent alors l’icône puis le symbole. Car même si le symbole est relation arbitraire entre un signifiant et un signifié, il est représentation d’un réel découpé, chosifié, atomisé et cela, quelque soit le nom donné aux choses, aux atomes etc. Du temps de la trace comme indice, métonymie, le « réel » était pur mystère, il n’était pas objectivé, il était un lieu sombre, ténébreux.

Par l’effet Rosenthal, les signes se transmettent de génération en génération et ainsi est conservé le réel-fossile, le réel-signe.
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Publié dans médiologie

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