Le semblable

Publié le par Dominique Bauwens

L'évolution du semblable:

1. Le préréférentiel:
Dans l'appréhension du monde que j'appelle préréférentielle, le semblable était construit sur le mode métonymique c-à-d que les choses contiguës avaient un air de ressemblance. Aussi, plus les choses étaient distantes, moins elles se ressemblaient.

2. Le référentiel:
Du fait de la multiplication des voyages et du brassage des peuples, l'appréhension du monde changea: elle devint référentielle, axée sur la métaphore c-à-d que des choses éloignées dans le temps et dans l'espace pouvaient présenter des parties semblables. Tout résidait alors dans la délimitation de ces parties semblables qu'il fallait instituer (où couper et comment). Ex: la feuille est une chose qui se retrouve dans une multitude d'arbres séparés les uns des autres. Mais pour définir cette partie commune, il fallait qu'elle-même fut composée de parties semblables etc. Cette mise en abyme vers l'infiniment petit pour y dénicher le semblable a été rendue possible par l'algèbre qui a jeté les bases de la practicabilité d'une telle démarche en inventant l'unité qui se retrouve dans tous les nombres. Il n'est pas innocent que l'atome et l'algèbre aient été inventé par les grecs car les deux logiques coïncident et convergent vers l'infiniment petit: la décomposition de l'unité en dixièmes puis centièmes c-à-d en micro-unités semblables à l'unité de départ mais plus petites correspond à la décomposition de la matière en morceaux plus petits jusqu'à l'atome, l'ultime unité.

3. Le conceptuel:
Cependant, la délimitation des parties, la mise en abyme en parties ultimes et surtout la  décomposition, l'éclatement du monde qu'une telle approche analytique engendrait pausèrent problème. Aussi, l'appréhension du monde changea: elle devint conceptuelle, axée sur le symbole c-à-d que des propriétés invisibles mais universelles se retrouvaient dans toutes les choses éloignées les unes des autres ou pas. Ex: la grandeur, le poids, la couleur sont des attributs de toutes les choses. Par ce moyen, on réunifiait le monde, par ce forcing, on le globalisait.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que cette triple logique ne va pas de soi.

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Publié dans philosophie

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